Archives, W 343, dossier 427. — 2. Ibid., pièce
D. Pourquoi ce vaisseau n'a pas livré de combat aux Anglais et aux Espagnols?
R. Qu'il n'en sait rien, qu'il ctoit soumis aux ordres qui lui étoient donnés ; qu'il a été étonné de la conduite de leurs chefs et que des quatorze ou quinze vaisseaux qui étoient en rade, pas un n'avait tiré un coup de canon, ce qui l'a fort surpris * .
Il dut l'être bien davantage, ainsi que ses camarades, d'être rendus responsables de cette trahison.
Les généraux Rossi et de Marcé.
La môme peine frappait, à un jour d'intervalle, deux généraux : le 8, Camille Rossi ; le 9, Louis-Hcnri- François de Marcé.
Camille Rossi, né en Corse, servait en qualité de général de brigade à l'armée des Alpes, auprès de son frère Antoine Rossi, général de division ; et dans une pièce (imprimée) où Kèllerman faisait la « relation des attaques qui ont eu lieu les 21 et 25 de ce mois (juin 1 793) entre les troupes de la République et celles des Piémontais et des Autrichiens, sur les deux revers du col de
Largentière > on lit :
« Je dois rendre justice aux bonnes dispositions faites par le général de brigade Camillo Rossi dans les différents combats, et à celle du général de division Antoine Rossi dans les journées des 25 et 26. »
Il n'en fut pas moins renvoyé devant une cour mar-