I. Archives, W 317, doss. 462, pièce
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couvrir aucune insurrection. Cela encouragea le fond de la population qui était catholique. Une pétition fut colportée pour demander la suppression de la Société populaire comme vrai foyer de l'agitation dont la ville avait souffert; et le 2 juin, dimanche dans l'octave du Saint-Sacrement, le curé célébra la messe selon la solennité du jour, et ût la procession, escorté de gardes nationaux qui avaient mis au bout de leurs fusils des juliennes, une fleur blanche, un plumet blanc ! Bien plus, à l'issue d'une autre procession, des femmes s étaient amassées devant la maison du maire, le marquis de Montflabert, un jacobin devenu juré du tribunal révolutionnaire, ayant non pas seulement abdiqué son titre, mais changé son nom de Leroy contre celui du jour où la royauté avait été abolie : Dix-août. Le dernier fait était articulé dans une lettre de l'un des deux chantres expulsés par les femmes, qui n'était pas fâché d'associer Tex-noble jacobin à ses griefs : le juré du tribunal saurait venger l'injure du maire1.
Ce ne fut pourtant pasavanlle 19 brumaire (9 novembre 1793) que l'enquête fut ouverte à la maison commune de Coulommiers. Le conseil général de la Commune et le comité révolutionnaire avaient été renouvelés, régénérés. Dix-août, qui s'était absenté du tribunal pour venir, comme en convalescence, dans la ville dont il était maire parut à la suite de l'enquête, et probablement il ne fut pas étranger à l'envoi de quinze de ses administrés devant son tribunal.
C'étaient le juge de paix Etienne-François Maulnoir, deux officiers municipaux Pierre Merlin et François-