‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 287 sur 451 · LA CONSPIRATION DE GOULOMMIEKS · texte numérisé non relu

LA CONSPIRATION DE GOULOMMIEKS

La conspiration de Coulommicrs.

Le nombre des accusés n'effrayait pas le tribunal surtout quand la religion était enjeu. Coulommiers en fournit un nouvel exemple.

Le 12 pluviôse (31 janvier) quinze habitants de cette ville comparaissaient sous Tinculpalion d'un prétendu complot qui devait fairedudépartemcntde Seine-et-Marne t une nouvelle Vendée », — « à l'aide du royalisme» du fanatisme et du fédéralisme », — rien n'y manquait. Gomme il résulte d'une enquête faite à la maison commune de Coulommiers par deux commissaires délégués du district de Rosay l, deux officiers municipaux avaient été désignés pour enlever, des vitraux de l'église, tout ce qui pouvait rappeler la royauté et la féodalité : celte opération entraîna la destruction des vitraux et la population s'ameuta. On voulait démolir l'église, criait la foule; on voulait détruire la religion. Deux chantres faisaient partie de la Société populaire qui avait poussé à celte profanation ; des femmes se portèrent sur l'église et en chassèrent les deux personnages. Ils se plaignirent (20 mai 1795) : le juge de paix se déclara incompétent. A partir de ce moment des rixes éclatèrent et les patriotes finirent par être contraints de quitter la municipalité.

Des commissaires envoyés de Paris ne trouvèrent pourtant rien de grave dans la situation de la ville et signèrent un rapport où ils reconnaissaient qu'ils n'avaient pu dé-

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