‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 302 sur 451 · LA MARQUISE DE MABBEOF ET J. PAYEN · texte numérisé non relu

LA MARQUISE DE MABBEOF ET J. PAYEN

R. J'ai donné ordre de réduire en luzerne un parc qui ne dépend pas de la ferme de la Haute-Maison.

D. Avez-vous bit des accaparements de denrées prohibées par la loi, telles que bois, laine, charbon, etc. ?

R. Aucuns.

D. Avez- vous un défenseur1?...

Et pour Payen c'est bien plus simple encore :

D. Quel état il faisait avant la Révolution?

R. Que depuis environ douze ans qu'il est à Paris, il vivait de son revenu et que depuis la révolution il a fait l'acquisition d'un bien national, qu'il fait valoir lui-même et sur lequel il a fait des établissements, tels que fours à plâtre, à chaux, etc.

D. Quelles liaisons il avait avec la maison Marbeuf?

R. Qu'il louait un appartement de la citoyenne Marbeuf, et qu'il n'a eu avec cette maison d'autres liaisons que celles que procure le voisinage ; qu'étant même lié d'amitié avec elle, il allait souvent avec elle à la campagne.

D. S'il a un défenseur1 ?

Après quoi, le juge écrit sur la chemise du dossier, ne «'occupant que de l'ex-roarquise :

o L'accusée a tenu des propos contre-révolutionnaires. Elle a fait l'aveu de ses intelligences liberlicides en ordonnant a son homme d'affaires de traiter les Prussiens en volailles; elle a accaparé, elle a dénaturé ses propriétés en les mettant en sainfoin et en luzerne5.

C'est le trait que Fouquier-Tinvîlle relève surtout dans son acte d'accusation :

Qu'en effet, propriétaire de fonds de terres considérables, la veuve Marbeuf, d'intelligence avec Payen, son homme de

i. Ibid., p. 8.

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