‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 303 sur 451 · lbid.f pièce 1 biê · texte numérisé non relu

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confiance, ont (a) depuis le mois d'avril 1792 fait mettre en luzerne et en sainfoin et trèfle près de trois cents arpents qui auparavant produisaient du blé ; ils ont laissé en friche plusieurs pièces de terre qui devaient être en valeur ; ils ont encore arraché à la culture une grande quantité de terrain, produisant du bled, en les faisant défoncer et fouiller; sous prétexte d'en tirer de la pierre, enfin ils out affecté, au préjudice de la loi qui ordonne le défrichement des remises, d'en laisser subsister environ soixante-dix à soixante-douze arpents qui devaient être en état de culture et en rapport. »

En les condamnant, on confisquait toutes ces terres au profit de l'État.

On entendit huit témoins. Deux, qui voulurent parler à leur décharge : J. Lafeuillade et L. Dom. Aug. Prédicant, notaire, furent mis en arrestation pour subornation, séduction et corruption1. — Nous retrouverons Prédicant le mois suivant au tribunal. Quant aux deux accusés, ils furent envoyés à l'échafaud. « II fut bientôt convenu, dit à celte occasion un témoin au procès de Fouquier-Tinville, qu'il y aurait en révolution quatre qualités qu'on ne pardonnerait pas, savoir : celles de riche, noble, prêtre et constituant1. — La marquise de Marbeuf avait deux de ces titres aux faveurs de « Dame Guillotine ».

Mais pour aller à l'échafaud avec ces nobles femmes, il suffisait quelquefois, même pour les plus humbles, de les avoir connues et servies. Nous en trouvons un nouvel exemple le 18 pluviôse (6 février),

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