‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 310 sur 451 · Ibid., pièce · texte numérisé non relu

Ibid., pièce

LES HUIT RELIGIEUSES. Mb

auraient voulu s'y opposer. Le bon curé leur recommanda le plus grand calme, leur disant que sa cause était bonne et qu'ils pourraient la rendre mauvaise par leur résistance. Aussi la tranquillité publique ne futelle pas troublée; mais les habitants firent une adresse à la Convention en sa faveur, dénonçant comme auteur de tout le mal, un certain Louchet, administrateur du dépôt du Jura, un intrigant qui avait été chassé de la Société populaire de Dole1. La dénonciation contre le curé l'emporta*. Vaiuement, le vieillard établit-il devant le juge qu'il avait été le premier qui eût prêté le serment dans le département du Jura9. L'accusateur public reprit tous les griefs qui se résumaient en un : il fanatisait ses paroissiens, c'est-à-dire il leur enseignait la religion. Il fut condamné et exécuté.

Les huit religieuses Carmélites et Visitaudines.

Un des procès où la foi chrétienne se manifeste avec une simplicité et une force dignes de l'âge des confesseurs et des martyrs, c'est celui des religieuses, dont Fouquier-Tinville, le 21 pluviôse (9 février), demandait les têtes*

Elles étaient huit, sept carmélites et une visitandine :

Victoire Crevel, 46 ans, Louise -Colin Biociiaye,

46 ans; Elise -Eléonore Carvoisin, ex-noble, 62 ans;

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