‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 309 sur 451 · lirid., pièce · texte numérisé non relu

lirid., pièce

4U CHAP. Hffl. - PLUVIOSE (SECONDE MOITIÉ).

R. Oui, parce qu'elle y a été autorisée par l'administration et qu'elle était l'héritière de son père par sa légitime... D. Si elle a un conseil1?

Et c'est tout.

Elle fut condamnée avec ses deux frères1. Pour la femme de Troussebois, elle était séparée de son mari et n'avait pas correspondu avec lui, non plus que sa mère. L'une et l'autre furent acquittées5.

Le même jour, un vieux prêtre constitutionnel, Claude- François Cocrtot, âgé de 70 ans, c*: ' .... la paroisse de Champvaur, district de Dôle (Jura). On l'accusait de fanatiser ses paroissiens. En lisant la loi du divorce, il avait dit « que cette loi ne dérogeait en rien à la religion » — c'est-à-dire ne pouvait abroger la loi religieuse— « que celui qui romprait son mariage et épouserait une autre personne pendant la vie de la première renoncerait à l'évangile ; que cela n'était permis qu'aux Juifs par leur religion. » De plus, il portait toujours son costume de prêtre et il avait mis des restrictions au serment qu'il avait prêté4.

Arrêté une première fois, il avait été, à la suite d'une enquête, mis en liberté par un arrêt de la Commission administrative du Jura (21 brumaire)* et ses paroissiens qui lui étaient fort attachés, l'avaient ramené dans leur commune comme en triomphe. Mais cela n'avait faitque surexciter la colère de ses ennemis. Ils firent si bien qu'on l'arrêta de nouveau. Les habitants de Champvaur

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