‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 312 sur 451 · LES HUIT RELIGIEUSES CARMÉLITES · texte numérisé non relu

LES HUIT RELIGIEUSES CARMÉLITES

La seconde faute que vous avez commise en prêtant le serment de la liberté et de l'égalité est plus grave et plus

Elles n'ont fait que céder à l'exemple, mais il y a toujours eu des ministres faibles :

Vous saviez qu'un grand nombre de prêtres ont enduré la mort plutôt que de faire le serment. Le souverain pontife avait levé l'équivoque que pouvaient offrir les mots de liberté et d(e /)'égalité en déclarant que cette liberté et cette égalité sapaient les fondements de la religion et que l'Église les avait souvent condamnées.

Elles ont scandalisé le peuple. Elles ont à réparer leurs fautes :

«r Tous la réparerez suffisamment en ne faisant aucune démarche pour toucher votre pension, dans le cas qu'elle ne vous soit payée qu'en vertu de la prestation du serment. Reposez-vous sur cette parole de Notre-Seigneur : « Cherchez d'abord le royaume des cieux et le reste vous sera donné par surcroît. » Souvenez- vous aussi de celle-ci : ce Celui qui voudra sauver son âme la perdra et celui qui se perdra pour l'amour de moi se sauvera1. »

Arrêtées et interrogées d'abord sommairement devant le Comité de l'Observatoire (10 frimaire)8, elles furent écrouées dans la maison d'arrêt de la Bourbe (Port-Libre ou Port-Royal) et, au bout de deux mois, renvoyées au tribunal révolutionnaire. Une de ces religieuses, la sœur Angélique Vitasse, a fait le récit des épreuves qu'elle et ses sœurs ont traversées depuis le jour de leur arrestation, récit adressé à une dame et qui, sans doute, ne

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