‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 313 sur 451 · Ibid.i pièce li · texte numérisé non relu

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418 CHÀP. XXffl. — PLUVIOSE (SECONDE MOITIÉ).

lui a pas été envoyé : car il est aux Archives. Par là, il a été conservé au public, et M. Campardon Ta donné en entier dans son ouvrage1. À la partie qui reproduit son interrogatoire, nous substituons le procès-verbal officiel conservé au dossier, et l'on pourra voir combien, en somme, elle y reste fidèle. Cette confession résumée par le greffier aura, dans sa sécheresse, plus de valeur encore, peut-être, aux yeux du lecteur.

Ce fut le 11 nivôse (51 décembre 1795) presque exactement deux mois depuis leur arrestation, que les huit religieuses comparurent devant le juge. Celle qui a écrit le récit, interrogée sur ses nomsK âge et qualité, répondit :

Angélique-Françoise Yitasse, âgée de trente-deux ans, native de Paris, ex-religieuse au couvent des Carmélites, rue Grenelle, demeurante Paris, rue Ncuve-Sainte-Geneviève.

D. A quelle époque ètes-vous sortie du couvent des Carmélites ?

R. J'en suis sortie le 14 septembre 1792, et je suis allée demeurer rue Cassette avec les citoyennes Crevel, Foubert, Biochaye, Donon.

D. Combien avez-vous demeuré de temps, rue Cassette?

R. Jusques au mois d'août 1795, qui fait onze mois, et au sortir de là nous sommes venues demeurer rue Neuve-Sainte- Geneviève.

D. Lorsque vous demeuriez rue Cassette est-il venu de& prêtres vous voir ?

R. Oui, il en est venu plusieurs.

D. Quels sont leurs noms?

R. J'eu connais deux dont je ne vous dirai ni le nom ni la demeure.

i. Archives, W 175. Campardon, Le tribunal révolutionnaire de Ptfril, 1. 1, p. 460 et suit. J'en donne un extrait, revu et corrigé en quelques points iux Appendices n° XI.

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