Archites, W 321 f doss. 491, pièce
n'avait rien d'officiel ; que l'article était sans valeur e le Moniteur lui-même médiocrement patriote1. Là-dessus gros mois, injures.
Millin-Labrossc demande l'adresse deson contradicteur et le lendemain le va trouver à son domicile, munid'une épée. Le citoyen Joly le fit arrêter, et comme il était patriote, Milliu-Labrosse fut retenu comme suspect de vouloir détruire les patriotes2.
Cette détention se prolongea; et, dans la prison, il eut querelle avec d'autres détenus qui l'accusèrent d'avoir dit : « Au diable la République ! Le diable emporte la « République! Elle ne peut pas durer deux ans! » On sut de plus qu'il avait fait opposition à Marat lors de son élection. Ces griefs nouveaux figurèrent surtout dans l'accusation, qui le fit comparaître devant le tribunal*. Le président posa au jury ces questions :
À-t-il été tenu dans le courant de 1793 des propos et discours tendant à provoquer la destruction et l'anéantissement de la République française et a rétablir la royauté, la menaçant, insultant, outrageant et provoquant les patriotes qui combattaient ces principes de royalisme?