‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 315 sur 451 · Archives, \V 321 , doss. 491, pièce · texte numérisé non relu

Archives, \V 321 , doss. 491, pièce

2. Ibid.t pièce 13. Cf. les autres interrog., pièces 6 à 1*2.

IÎN PATRIOTE OFFENSÉ liT MILLIN-LABROSSE. 421

Victoire Crevel, etc., toutes ci-devant religieuses, sont-elles convaincues d'avoir fait partie de ce rassemblement fanatique et d'avoir refusé de prêter serment?

L'ont-elles fait dans le dessein de troubler l'État par une guerre civile en armant les citoyens les uns contre les autres et contre l'autorité légitime ?

Dumas1.

Les jurés répondirent affirmativement aux deux premières questions; mais ils n'osèrent pas dire que ces pauvres religieuses, en refusant le serment, avaient eu 1 intention « d'armer les citoyens les uns contre les autres et d'allumer la guerre civile. » Elles échappèrent donc à la mort et furent condamnées à la déportation.

Vengeance d'un patriote offensé : Millin-Labrosse.

Le 25 (11 février), un exemple montra combien il était dangereux de se disputer avec les patriotes et, en cas d'offense, de leur en demander raison par les armes : c'est celui de Claude-Valenlin Millin-Labrosse, ci-devant capitaine au régiment de l'île Bourbon. Un jour qu'il était au café Conti, parcourant les papiers publics, il lui arriva de dire qu'il les trouvait insignifiants. Un citoyen, nommé Joly, intervint brusquement et cita un article du 3/oniteur où il était dit que la Porte était bien disposée en faveur de la République; qu'elle garderait la neutralité ou nous aiderait même par une diversion contre l'empereur. Millin-Labrosse répliqua que cette nouvelle courait depuis longtemps dans les journaux et

Page 1