LE NOTAIRE CHAUDOT ET LE CURÉ AUBERT
Claude- Valentin Millin-Labrosse, ci-devant capitaine au régi? ment de l'île Bourbon, pensionné par l'ancien gouvernement, est-il convaincu d'avoir tenu ces propos ?
Les a-t-il tenus dans des intentions criminelles et contrerévolutionnaire1?
La réponse fut affirmative même sur la question intentionnelle et entraîna la condamnation à mort.
Le notaire Chaudot et le curé Aubert.
Le 25 (13 février), un procès où l'on trouve un commencement d'amalgame, c'est-à-dire la réunion d'accusés qui ne se trouvaient pas liés les uns aux autres par la complicité d'un même délit, J.J. Debe vune, négociant hollandais, devenu direcleur des charrois de la République, François Briciiard, notaire à Paris, François Metivier, clerc de Briciiard, J.-B. Viette, négociant; Pierre- Jean Aubert, curé de Panetière, Vivant-J.-B. Chaudot, notaire à Paris, accusés d'avoir mis en circulation, sous le nom d'emprunt, mille actions de cent livres sterling au profit des princes anglais, les ducs d'York et de Clarence1.
Le notaire Chaudot ne se rattachait à l'affaire que pour avoir signé en second, conformément aux anciens usages, des extraits et collations fournis par un de ses collègues. Cela résulte des observations qu'il adressa à la Convention nationale, le 50 nivôse, et de son interro-