‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 319 sur 451 · Archives, VV323, doss. 50i, p · texte numérisé non relu

Archives, VV323, doss. 50i, p

2. Voyez les titres de cet emprunt, Archives W 324, dossier 515, pièce 7.

424 CflAP. XXIII. — PLUVIOSE (SECONDE MOITIÉ).

gatoire (l'affaire n'avait pas élé conclue à Paris mais

à Londres) :

D. Quelle connaissance il a eu de l'emprunt qui a été fait à Paris sous les noms des trois fils de George se disant roi d'Angleterre ?

R. Qu'il n'en a aucune ; qu'il se rappelle seulement avoir signé en second, il y a quelques années, des imprimés d'extraits et collationnés et peut-être des expéditions de pièces déposées à Brichard, notaire, qui portaient le nom de Gai et autres, et qui pouvaient être relatives à cel emprunt ; qu'il n'a été notaire ni des emprunteurs ni de leurs agents ; qu'il ne s'est en aucune façon mêlé à cet emprunt ; qu'il ignore même dans quelle forme il a été fait et qu'en apposant sa signature en second, il a rempli son ministère requis et s'est conformé aux lois relatives aux notaires des villes de la République, notamment à deux déclarations des années 1 707 et

D. S'il connaissait Debeaune ?

R. Qu'il ne l'a jamais connu1.

Mais c'est surtout du curé Àubert qu'on pouvait dire qu'il était entièrement étranger au délit. Il n'avait eu aucune part à l'emprunt. Seulement, dans une autre occasion, il avait écrit au notaire Chaudot une lettre qui se retrouva dans ses papiers, et dont les expressions contre-révolutionnaires compromettaient en même temps celui qui l'avait reçue. Il y disait par exemple, en parlant d'une obligation qu'il avait contractée autrefois :

« Qu' on ne présumait pas pour lors qu'il s'élèverait une horde d'impies, un gouvernement arbitraire, le rebut de la nation qui, en s'arrogeant illégalement tous les pouvoirs, minerait tout, détruirait tout, renverserait tout. Je pensais

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