Archives, W 329, dossier 548, pièce
tique ne pouvait convenir qu'à une république et qu'il l'a regardé comme impraticable dans une monarchie mixte.
Qu'il prêterait le gouvernement despotique à une monarchie mixte, mais non au gouvernement républicain1.
Cette façon de sacrifier la Constituante à la Convention ne le releva pas d'avoir aimé la monarchie.
Les treize lettres saisies chez lui, comme entachées d'esprit contre-révolutionnaire, furent envoyées à l'accusateur public, et lui retenu en prison par arrêté du conseil général de la commune de Langres.
Dans ces lettres, datées du temps de la Constituante, il discutait la question des deux chambres: il faisait allusion à la jeunesse qui émigré* ; il écrivait :
S'il y avait cent mille hommes bien conduits, ils pourraient un beau matin ou une belle nuit faire une terrible équipée3.
Il ne tarda pas à suivre ses lettres à Paris. Indépendamment de sa correspondance, on avait trouvé chez lui des brochures contre-révolutionnaires sur lesquelles Dumas, à son tour, lui demanda des explications4.
Ces explications ne satisfirent ni le juge, ni l'accusateur public, ni les jurés.
Enfin une véritable hécatombe :
Treize habitants de Sarrelibre (Sarrelouis) étaient accusés d'intelligences avec les ennemis extérieurs et d'envoi d'argent au dehors. :
Barbe Fonty, femme divorcée de Dreyre, émigré, — Dominique Philippe, menuisier ; — Jean-Pierre Scharff, — Guillaume Schmitt, — Barbe Sciimitt, veuve Gathan,