‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 334 sur 451 · Ibid.j pièce · texte numérisé non relu

Ibid.j pièce

au département pour être déportés, avait été promulguée le 2 brumaire (25 octobre 1795).

Or l'accusé avait été arrêté le jour même. Il s'était donc trouvé dans l'impossibilité de se présenter.

Le tribunal, en chambre de conseil, le renvoya à son département pour y subir la peine légale1.

Quelques jours auparavant dans son interrogatoire (le 5 ventôse), on avait voulu voir s'il n'y aurait pas moyen de lui épargner ce voyage. On lui demanda :

Quelle a été son opinion lors du jugement du dernier tyran des Français?

R. Que ne pouvant rien connaître à cause de son défaut de vue, il s'en est rapporté à cet égard aux représentants du peuple.

D. Quelle est son opinion sur le gouvernement républicain?

R. Qu'il l'adopte».

11 en fut donc quitte pour être déporté.

11 y eut en outre plusieurs ordonnances de non-lieu pour propos inciviques niés ou expliqués :

Louis Postel, bijoutier: «Qu'après l'affaire du 20 juin les Parisiens n'auraient jamais bonne réputation5; »

Pierre Mazeyrie : « Qu'il fallait dire : Je joue royalement et non pas loyalement ; et qu'il ne reconnaissait la république et les républicains que quand ils étaient justes, » — propos niés*;

Pierre Moncelet qui avait crié : Vive le roi.

Il avait un ami nommé Leroi, à qui il s'adressait quand il était dans le besoin ; que depuis longues années on lui avait dit qu'il était mort, mais qu'il l'avait entrevu à Paris, il y a

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