‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 335 sur 451 · ACQUITTEMENTS · texte numérisé non relu

ACQUITTEMENTS

environ cinq mois; que le jour où il fut arrêté, abandonné de tout le monde et n'ayant point de ressources, il se ressouvint de cet ami, et croyant toujours avoir le plaisir de le revoir il se mit réellement à crier que Leroi vive et Vive Leroi1.

Mis en liberté comme faible d'esprit, mais détenu jusqu'à la paix1;

Et enfin une bouquetière de cinquante-quatre ans, Anne Mourlot, qui faisait écrire par son conseil :

Aux citoyens composant le tribunal révolutionnaire. Citoyens, Anne Mourlot, détenue à Sainte-Pélagie depuis deux mois, est accusée d'avoir tenu des propos inciviques et d'avoir chanté la ronde de Henry quatre ; l'exposante, obligéed'avouer qu'elle étoit grise le jour de son arrestation, ce qui est prouvé par ceux mêmes qui l'ont arrêtée, ne se ressouvient plus d'avoir tenu des propos qui répugnent à son cœur. Elle est connue pour une bonne patriote et appartient à une famille patriote; clic est âgée et désavoue de cœur et d'affection tout ce dont on l'accuse, étant dans le vin.

Guillot, Conseil de l'exposante4.

Le tribunal débordant hors de ses deux salles. — Fédéralisme et correspondance au dehors : Noël Dcschamps; Laurent Veyrcnc.

C'est à la suite de celte journée laborieuse que Fouquier-Tinville se sentant à Pétroit dans les deux salles de la Liberté et de l'Égalité (grand'ebambre du Parlement et salle Saint-Louis) sollicitait du Comité de salut public l'autorisation d'occuper au besoin la salle du tribunal criminel ordinaire par la lettre suivante :

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