‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 338 sur 451 · lbid.i pièce · texte numérisé non relu

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LAURENT VEYRENC. 449

rigoureuse est parfaitement établie. Ce pauvre pays payera les pots cassés de ses sottises vis-à-vis de l'Empire. Le Brabant est comblé de revoir ses nouveaux maîtres. Voilà ce que c'est que de faire trop peser les révolutions, au lieu d'asseoir un gouvernement sage et ferme, et par conséquent heureux pour tous. Je plains de tout mon cœur votre malheureux royaume. — (Il énumère les forces des ennemis)... Je crains bien l'entrée des troupes étrangères qui ont en horreur tout François... L'armée de Condé augmente tous les jours. Elle est sous les ordres du général Wormser sur le Rhin. L'empereur leur donne l'habillement autrichien et les paie, lis pourroient entrer en Alsace et les Prussiens en Lorraine. Que de maux! J'en frémis. Adieu1*

Veyrenc disait, il est vrai, que plusieurs de ces lettres avaient été arrêtées à la poste, et qu'on les lui avait apportées décachetées pour les lire devant lui ; et d'autre part qu'il n'y avait pas répondu depuis la loi du 28 mars i 793 qui l'interdisait l. Mais on lui opposait cette autre lettre doublement accusatrice :

Liège, ce 9 mai 1793.

Mes affaires ont été terminées à Dusseldorf le 1er d'avril et j'en suis parti le 2 pour être rendu ici le 4. J'y ai reçu avec plaisir votre lettre du 25 mars et celle du 27 avril que vous ave/ adressée directement à mon parent... Tous les détails que vous lui donnez m'ont très-intéressé. Vous lui ferez plaisir de les renouveler sur tout ce qui regarde votre pays. Il est bon patriote et a le cœur françois. Il est bien fâché de la situation affreuse où se trouve ce beau royaume qui périra par tous les fléaux possibles. — (Il reparle des forces des ennemis, des fautes commises par les Français en Belgique, etc.)

L'adresse porte : à M. Veyrenc.

i . Archives. W 532, doss. 563, pièce 16. 2. lt>id„ pièce 13.

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