Archives, W 332, dossier 562, pièce
en trouvait la preuve dans une lettre du 28 juillet 1791 où il disait :
J'ai vu avec plaisir l'arrestation de Marat et autres journalistes incendiaires.
Et on lui opposait encore une lettre de son frère qui lui écrivait:
Si Paris, dans ce moment, a ses agitateurs, Lyon a aussi les siens, cher ami. Les maux que tu craints pour ta patrie ne seront que trop réeles. Jamais les circonstances n'ont commandés plus impérieusement la réunion à sa famille. Viens donc, réunis-toi avec moi et nous attendrons sous le même toit les changements à désirer (9 février, 1793) f.
Il eût bien fait de se rendre à celte invitation. Il fut condamné à mort.
Laurent Yeyrenc, homme de loi et procureur de la commune de Donzère (Urôme), pour correspondance avec des émigrés, notamment avec l'émigré Joviac *. Il ne pouvait nier qu'il eût reçu de lui des lettres. On les avait au dossier et plusieurs exprimaient une vive douleur des malheurs de la France : témoin cette lettre du 1er mars 1793, dans laquelle, en parlant des préparatifs de la Russie et de l'Autriche, on lui disait :
Que va devenir cette malheureuse France attaquée de tout côté avec le plus de vigueur3?
Ou celle autre :
Dusseldorf, 31 mars 1793.
Nos affaires de commerce étant terminées ici d'après notre voyage de Hollande, nous partons pour Liège où une police