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470 CHAP. XXIY. — VENTOSE.
Visitation de Saint-Denis1. Elle était prévenue d'avoir tenu, en présence du comité révolutionnaire de Saint- Cloud, différents propos inciviques, que l'acte d'accusation ne relate pas; mais, ce qu'il affirme, c'est :
Que ladite Lcclerc-Glatigny, guidée par le fanatisme, soit avant l'abolition des communautés religieuses, soit depuis, étoit l'ennemie d'une révolution qui, déchirant le voile de Terreur qui couvrait la République, nous a rendus à la liberté et à l'égalité qui sembloient bannies du sol le plus fécond de l'Europe.
Il en donnait pour preuves des lettres écrites en i 789 et en 1790.
Mais, ajoutait-il, ce qui peut ôter tout doute sur le fanatisme de ladite Leclerc-GIatigny, incompatible avec In liberté républicaine, ce sont deux pièces que le délire religieux peut seul avoir enfantées : la première est l'enveloppe de deux cents passeports de la sainte Vierge1, et la deuxième intitulée Consécration de la France à la sainte Vierge, en renouvellement du vœu de Louis XIII, fait le 10 février 1658. Que l'on joigne à cela le passe-port d'un prêtre réfractaire nommé Régnier, trouvé parmi les papiers de Leclerc-GIatigny, ensemble des chemises de ce même prêtre et autres effets mobiliers à lui appartenants, enfin des vêtements de religieuse et autres effets inventés par la superstition, et il sera impossible, avec les propos inciviques tenus par ladite Leclerc- GIatigny en présence même des autorités constituées % de ne pas reconnaître en elle un de ces êtres dans le cœur desquels
1. Archives, W 336, dossier 596. Elle d'il elle-même dans son interrogatoire (pièce 10) qu'elle passait pour la fille du cocher du comte de Wattevillc; qu'elle a entendu dire que le comte était son père ; de là le nom de Glatigny ajouté à son nom.