‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 358 sur 451 · MARIN BLANCUET; PIERRE CAUCHOIS · texte numérisé non relu

MARIN BLANCUET; PIERRE CAUCHOIS

le fanatisme est tellement invétéré qu'ils ne respiicnt que pour saper sourdement l'empire auguste de la liberté.

lie jour même, elle était guillotinée1.

Le même jour, la peine de mort frappait Marin Blanchrt, marchand de vin, section Poissonnière; ci-devant capitaine des canonniers du bataillon Saint-Lazare, qui, conjointement avec Montjourdain, nommé plus haut, était accusé de s'être refusé à marcher contre les Tuileries au 10 août*;

Alex.-Pierre Cauciioix, architecte, âgé de 28 ans, qui avait dit qu'un tyran en valait mieux que cinq cents \

Ce n'était pas un royaliste, celui-là; il professait le républicanisme le plus pur ; et, comme on lui demandait s'il n'avait pas prêché la modération, il répondait :

Que ses actions ont tellement toujours été énergiques, qu'il s'est souvent exposé pour les principes de la liberté4.

Il avait été, au mois d'août précédent, l'un des signataires d'une affiche contre Pache au sujet des subsistances, et c'est encore à ce propos qu'après avoir attribué tous les torts aux fonctionnaires publics, il engageait le peuple à faire usage de sa souveraineté contre eux et finissait son discours en disant qu'un tyran en valait mieux que cinq cents. Il se réputait donc bien patriote.

Est-ce un patriote dit Fouquier-Tinville indigné, qui à la veille du 10 août dernier (171)3) au moment où l'acceptation de la constitution républicaine allait terrasser le fédéralisme

1 . Le texte du jugement imprimé porte à tort 26 ventôse. Dans le tableau des condamnations du mois et dan» la Utie générale des conspiratcurt, etc., la condamnation et l'exécution sont marquées au 22 (12 mars).

Page 1