‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 362 sur 451 · id., pièce · texte numérisé non relu

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LE COLOiSEL QUÉTINEAU. 475

Quinze furent condamnés à mort sur les dix-sept ; deux seulement, acquittés : l'un P.-F. Bogne, qui Gt ses preuves de patriote; l'autre, Jacques Bretagne,! volontaire de passage à Clameey, qui avait, dans un moment d'ivresse, tenu des propos inciviques1.

Le colonel Quétineau; l'ultra-rcvolulionnaire Musquinet, dit Lapagne, maire d'Ingouville, et Godail-Cieurac, maire de Montauban.

Le 26 (16 mars), un colonel, victime de la guerre de Vendée — et des volontaires :

Pierre Quétineau (trente-sept ans), lieutenant-colonel en second à l'armée du Nord, avait élé pris pour chef par trois cents habitants de Thouars, afin de combattre les Yendéens. On prétendait qu'il avait découragé les volontaires en leur donnant des congés et en écrivant aux municipalités des villes qu'ils devaient traverser de les renvoyer à leur corps, même par la force armée f.

On lui reprochait aussi l'évacuation de Bressuire, et il répondit en vain qu'il ne l'avait fait que sur l'avis d'un conseil de guerre. Son vrai crime fut d'avoir peu ménagé les volontaires et de n'avoir pas battu les Vendéens.

Le même jour étaient envoyés à l'échafaud deux hommes bien différents d'humeur et de caractère :

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