‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 381 sur 451 · Ibid.i pièce 45 (21 septembre · texte numérisé non relu

Ibid.i pièce 45 (21 septembre

4 Ibid.t pièce 51. Wetsel figure avec les trois autres comme condamné à mort dans le Moniteur, n* du 9 nivôse (29 décembre), Réimpression t. XIX, p. 66, et même sous le n° 249 dans la Liste générale et trèê exacte des guillotinés. Il avsit bien été compté dans la poursuite : son nom figure dans l'exposé de Tarte d'accusation ; mais qu'il soit mort auparavant ou par toute autre cause, on ne le trouve ni dans le procès-verbal d'audience (Archives, l. /., pièce 47), ni les questions posées au jury (ibid., pièce 49) ni dans les conclusions de l'a sateur public et dans l'énoncé du jugement (ibid* pièce 51),

qui l'avait renvoyé au tribunal, 22 frimaire1. Devant le juge Ragmey, il affirma qu'il avait fabriqué ses farines telles qu'il les avait reçues ; mais on lui allégua que sur ces pains de choix on avait trouvé cette étiquette : « mon pain pour ma consommation. Gomot ; » et on lui demanda :

Si ce n'est point par suite d'une conspiration et pour troubler la tranquilité publique ou provoquer le mécontentement du peuple, par la délivrance d'un pain excessivement mauvais qu'il s'est permis de manipuler ses farines ?

R. Que cette intention n'a jamais été la sienne.

Et il désigna les marchands qui lui avaient délivré les différents sacs de farine1. Il n'en fut pas moins condamné à mort.

— Charles-Auguste Prévost-Lacroix, ancien capitaine du vaisseau Y Apollon. « accusé d'avoir vexé les patriotes des îles de l'Amérique et montré un mauvais vouloir à porter. la cocarde nationale et à arborer le drapeau tricolore, » (Archives, W 504, dossier 359). Il avait été mis en état d'arrestation à Toulon par les corps administratifs du département du Var, (Ier mai 1793) et traduit devant le tribunal criminel des Basses-Alpes. Mais le tribunal le renvoya au tribunal révolutionnaire (22 juin). Ce fut seulement le 4 frimaire qu'il fut interrogé par le juge David. Il répondit à toutes les imputations dont il était l'objet : qu'il n'avait pas refusé la cocarde nationale ; s'il avait fait amener le drapeau tricolore, c'est qu'il n'y avait encore aucun ordre, ni du roi, ni des ministres, ni de l'Assemblée. Mais on lui demanda en outre :

Si» pendant son commandement il avait propagé

1 . "W 304, dossier 358, pièce 3, interrogatoire devant le comité.

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