Ibid., p
même crime. Il avait, lui, avoué dans son interrogatoire du 21 frimaire (il décembre), qu'il avait tiré, mais un seul coup, après avoir été atteint d'une pierre; un seul coup, et tiré en l'air. On ne le crut pas, et d'ailleurs on avait contre lui d'autres griefs qui sont produits dans ce même interrogatoire. On lui demande s'il a été aux Tuileries le 20 juin et ce qu'il pense de cette journée? — « Qu'elle ne tendait qu'au bien général. — Où il a été au 10 août? s'il n'a pas été à Saint-Eustache à la messe de minuit (1792), où on l'accusait d'avoir voulu soulever les femmes contre les patriotes ? s'il n'a pas chez lui quelques gravures ? — Il avait entre autres un portrait de Charlotte Corday . — Pourquoi? — Pour se rappeler son crime. — Pourquoi pas plutôt le portrait de Marat?
R. Qu'il avait attendu de se procurer celui de l'ami du peuple, parce qu'il voulait l'avoir d'après nature. » (Archives, W 304, dossier 362, pièce 7.)
Cette attention ne toucha ni le juge, ni le tribunal; il fut, lui aussi, envoyé à l'échafaud. 7.(27). — Pierre-Marie-Henry Tokdu, dit Lebrun, ancien ministre, voy p. 291 .
— Louis Dancourt-Demarest, directeur des équipages de l'armée des Alpes, mis en arrestation par décret du 19 frimaire, (9 décembre), comme ayant conspiré contre la République, en retenant dans ses mains une somme considérable, d'où il résultait que les employés éprouvaient du retard dans le paiement de leur prêt. 11 nia les charges relevées contre lui et rejeta les désordres dont on le voulait rendre responsable sur les agents qu'il avait trouvés dans ses bureaux. (Archives, W 305, dossier 364, pièce 25 : interrogatoire.) 8. (28). — Frédéric Dietrich, ancien maire de Strasbourg, voy. p. 294.