Claude Moreau, entrepreneur de transports mili
taires (Archives, W 331, dossier 359).
— Pierre-Elisée Fer r and, ancien capitaine au régide Bassigny, puis chef de brigade à l'armée du
1. Archives, W 328, dossier 540, pièces 9 et 10 (interrogatoire des deux frères Mangin).
2. IbùL, pièce 8. — 3. Ibid., pièces 2, 3 et 4. -* 4. JWrf., W 514, doss. G6I.
Rhin. On l'accusait d'avoir entretenu le royalisme dans son régiment, ayant la chute du roi; d'avoir manifesté sa désapprobation quand on le suspendit : c'est son sergent-major qui le dénonçait1. On l'accusait encore d'avoir pris le prétexte d'une blessure pour se retirer à l'hôpital, quand l'ennemi était proche, moins par crainte, sans doute, que par antipathie contre la Révolution. — Il était grièvement blessé à la jambe quand il entra à l'hôpital1.
Avec lui Emmanuel-Nicolas-François La Ruelle, capitaine à la même armée, accusé aussi de manœuvres pour le rétablissement de la royauté. Il avait dit que Paris, meurtrier de Lepelletier, s'était immortalisé. — Oui, dans le genre de Ravaillac, dit-il, dans son interrogatoire5; mais cet à-propos ne donna point le change au juge.
A côté de ces deux militaires, dans une autre audience, un pauvre boulanger et sa femme, P. Pekox et Juliette Grimoux, convaincus « d'avoir voulu rétablir l'esclavage » par des propos contre la Convention, qu'ils disaient composée de scélérats et de coquins, et contre les intrus, dont ils ne voulaient pas qu'on entendît la messe ; le tout accompagné de vœux très peu patriotiques, il est vrai, pour les revers de nos armées *.
H. (1er mars). — Noël Deschamps, voy. p. 447.
— Laurent Ve'yrethc, voy. p. 448.