‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 402 sur 451 · Archives, \V 328, doss. f>3G, pièce · texte numérisé non relu

Archives, \V 328, doss. f>3G, pièce

2. La liste générale et soi-disant trèt exacte le porte deux fois : sous le n° 307, Louis Dominique (sans autre nom), sous le n° 398» Augustin Prédicant.

dant l'occupation des Prussiens. Cela résulte de ses aveux dans son interrogatoire devant un des juges du tribunal criminel de la Meuse, 18 juillet 1793. (Archives, W 328, dossier 539, pièce 8.) Au tribunal révolutionnaire, il dit au juge Masson qu'il y était revenu pour voir sa famille. (JMd., pièce 7.) Il en était reparti avec eux, mais à peu de temps de là il fut arrêté sur le territoire ennemi, à Bouillon, par un détachement français. Qu'avait-on à lui dire, puisqu'il était à l'étranger? Le juge le tint pour de bonne prise ; on lit sur la chemise de son dossier :

c Martin est dans le cas de l'article 74 de la loi sur les émigrés. Il a été, il est vrai, pris en pays ennemi, mais il a fait partie d'un rassemblement d'émigrés qui sont entrés à Verdun en septembre 92 et est par conséquent dans le cas de la loi. »

Et, de la main de Masson, qui Ta interrogé pour le tribunal révolutionnaire : « Cette affaire ne doit pas languir. » L'affaire ne languit pas, en effet. L'interrogatoire est du 27 pluviôse (15 février) ; le jugement et la condamnation du 4 ventôse (22 février).

— Les frères Clément et Nicolas Mangin et Guillaume Gemptel, pour achat de numéraire. Ils avaient été pris au piège par l'inspecteur de police chargé de la surveillance du commerce d'argent1* On leur avait dit qu'une personne, craignant les visites domiciliaires, voulait changer de l'argent contre des assignats, — au pair, à ce que disaient les frères Mangiu; et, dans ces conditions, Téchange ne pouvait pas être défendu. Ils vinrent chez la personne et, au moment où l'on tirait les sacs d'argent, les commissaires apostés se montrèrent et

1. Yoyes ion rapport, Archives, \V 328, drssicr 540, pièce H.

TBIB. bJvoI.. II 35

les trafiquants furent arrêtés l. Leur excuse ne fut pas accueillie. Ih prétendaient n'avoir jamais eu l'intention de faire commerce d'argent. Gemptel, lui, convenait qu'il l'avait fait quand cela était permis, y trouvant bénéfice * ; mais on pouvait croire qu'il avait continué quand le péril rendait plus gros les bénéfices.

Les frères Mangin furent condamnés. Gemptel, qui figure avec eux dans l'acte d'accusation, ne se retrouve ni dans le procès-verbal d'audience ni dans les questions faites au jury, ni dans la sentence8. Une raison qui n'est pas dite avait empêché de le comprendre dans le procès. Maison le retrouvera le 19 germinal, et il sera condamné à son tour1.

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