‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 79 sur 451 · Les lettres de Calandini I · texte numérisé non relu

Les lettres de Calandini I

traître envoya Miaczinski à Lille pour faire tomber cette place entre les mains de vos ennemis. Lavalette fit échouer ces complols. Depuis, il a déjoué, autant qu'il a été en lui, les manœuvres de Lamarlière qui s'est obstine à rester à Lille, malgré les ordres du Conseil exécutif qui lui avait assigné un autre poste. Il est étonnant, citoyens, que celui qui a fait tant d'efforts pour faire triompher la cause du peuple ait succombé au tribunal de vos commissaires.

« Lavalette a pour lui les soldais, la société populaire, tous les patriotes, et c'est contre Lavalette qu'on prononce! J'espère que le génie de la liberté protégera encore une fois les patriotes et qu'il les fera triompher dans cette lutte. Lavalette viendra à Paris, et le Comité de salut public et le Conseil exécutif, mieux instruits, rendront justice à son républicanisme et le renverront bientôt à son poste. La trahison de Lamarlière et de Custine son protecteur sera mise à découvert ; je prends l'engagement de les confondre. Voici les faits que je voulais faire connaître à la Convention. Il y a ici des soldats, de vrais républicains qui ont des faits importants à révéler; je demande qu'ils soient entendus, et que demain le Comité de salut public nous fasse un rapport sur cet objet, afin qu'on ne perde pas un instant pour conserver à la ville de Lille un homme bien utile à la défense de cette place, et qui est persécuté par des généraux perfides1. »

C'était déjà un acte d'accusation contre Lamarlière. La cause fut bien vile entendue au Comité de salut public : c'est le temps même où Robespierre y entra (27 juillet1). Le 31, trois jours après que Custine avait

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