‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 85 sur 451 · Des Essarta, Procèê fameux, t. IX, p · texte numérisé non relu

Des Essarta, Procèê fameux, t. IX, p

ministre de la guerre, Tarbé, ex-ministre des contributions publiques; Bertrand, ex-ministre de la marine, et Alexandre Lameth, ex-constituant, devnnt la haute cour nationale, comme complices de la royauté qui venait de succomber le 10 août1. Des six accusés, eux seuls comparaissaient, après de longs délais, devant le nouveau tribunal. Il n'était pas difficile de trouver dans les actes d'un ancien ministre de Louis XVI la preuve qu'il avait soutenu sa prérogative devant l'Assemblée, et vu de mauvais œil des fêtes révolutionnaires, comme celle de l'entrée triomphale des Suisses de Chàteau-Vieux. QuantàBarnave, on l'accusait d'avoir eu des rapports avec la cour, avec les ministres, et d'avoir concerté avec eux l'évasion du roi : ce qu'il niait f. Aux hommes de 89 il était toujours aisé de reprocher des opinions qui n'étaient pas celles des hommes de 93 et qui, dès lors, étaient qualifiées « d'attentatoires à la liberté, à la souveraineté et à la surétédu peuple. j> Barnave protesta qu'il avait toujours eu les intérêts du peuple en vue ; qu'il ne s'était jamais montré

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