LES ACQUITTÉS RENVOYÉS A LA JUSTICE CRIMLNELLE
maire; en assistant à l'extraction des prisonniers et en les conduisant au bateau avec lequel ils ont été engloutis; en imprimant la terreur par des actes arbitraires; en abusant de ses pouvoirs pour faire incarcérer sans examen des citoyens paisibles ; en levant des taxes arbitraires, et traitant avec dérision les malheureux qu'il faisoit injustement incarcérer, etc.
Et ainsi des autres:
Tous convaincus, etc. Mais ne l'ayant pas fait avec des intentions criminelles et contre-révolutionnaires'.
C'est à ce litre que le tribunal les avait acquittés et rais en liberté*.
Cette sentence, rigoureusement légale, était la condauinalion du tribunal révolutionnaire. Qu'était-ce qu'un tribunal qui absolvait des atrocités de cette sorte, pourvu qu'elles n'eussent pas élé commises dans une pensée de contre-révolution? Le supplice de Carrier, de Grandmaison et de Pinard n'élaient pas une satisfaction sufQsante pour l'opinion publique, si Goullin, Cliaux et les auUcs étaient renvoyés libres. La Convention décréta le renouvellement du tribunal, et ordonna que ces assassins bons patriotes seraient retenus et renvoyés devant la justice criminelle*. (28 frimaire an 111 = 18 décembre 1794.)
i. Moniteur t t. XXHI, p. 74, col. 2.