ACQUITTEMENTS : ROBILLARD, BARDON, SOPHIE, LACROIX
avaient été condamnés à mort le 13 messidor; mais Robillard ne s'était pas laissé prendre. Il se montra après le 9 thermidor. Il s'était constitué prisonnier le 8 ventôse an m (28 février 1795). Il prouva que la signature, en ce qui le concernait, était fausse : c'est ce que son curé Benard, tout en avouant la sienne, avait déclaré au procès. L'acquittement de Robillard ne pouvait donc pas faire difficulté. Mais le jugement porta plus haut. Dans son résumé des débats, ce n'est plus seulement de l'accusé, c'esl des condamnés de messidor que le président Àgier présenta la défense^ ; et ce n'est pas seulement l'accusé qui n'avait pas signé l'écrit, c'est l'écrit luimême que le jury déclara non coupable, absolvant ainsi la mémoire de ceux qui avaient été condamnés pour ce fait:
Le tribunal, vu la déclaration unanime du jury, portant qu'il n'est pas constant que l*écrit en forme de certificat, du 4 mars 1793, provoque le rétablissement de la royauté, a acquitté et mis en liberté Jean-Siméon Robillard.-
« Après le prononcé de ce jugement, dit le Moniteur j la salle a retenti de vifs applaudissements*. »
Le 19 (9 mars), Charles Perrin, adjudant général, faussement accusé de propos contre-révolutionnaires tenus pendant le siège de Mayence, était acquitté sur les témoignages favorables de Merlin de Thionville et de Bentabole\
Le 22 (12 mars), Théodore-Waldemar Rardon, âgé de 55 ans, précepteur, clerc minoré, professeur au séminaire de Meung, devenu épicier, marié ensuite et pour-