CHAP. LVIII. — LE TRIBUNAL RÉVOL. DU 8 NIVOSE
« avec des intentions criminelles », il Tut, lui aussi, acquitté. Seulement, comme il était en outre prévenu de dilapidation des deniers publics, il fut renvoyé, avec les pièces, devant le tribunal criminel d'Ille-et-Yilaine^
Le 11 (l"mars), Charles-Nicolas Bordaux, boulanger au faubourg du Temple, était accusé d'avoir, le 16 frimaire an II (6 décembre 1795), foulé aux pieds la cocarde tricolore et tenu des propos « tendant au rétablissement de la royauté et à l'avilissement de la représentation nationale ». Mais les faits ne furent pas déclarés constants, et Ton peut croire qu'ils ne l'étaient pas, puisqu'il n'avait pas été traduit plus tôt en justice: — acquitté*.
Suite des aequiltcmeats : 12 (2 mars 1795) : le vicaire Robillard : réparation à la mémoire de ses anriens complices; 22 (12 mars) : Bjrdon, clerc minoré, etc.; 2^) (16 mars) : la domestique Sophie; i*' germinal (21 mars) : le jeune soldat Lacroix.
I^ 12 (2 mars), Jean-Siméon Robillard, vicaire de Sainte-Margueritc-des-Loges, poursuivi en messidor par Fouquier-Tinville, avec Gabriel Benard, son curé, Nicolas Hurel et Pierre Allairo, pour un certificat signé par eux au profit de la femme d'Allaire, où ils avaient fait suivre leurs noms des mots : « Tous professant la religion catholique, apostolique et romaine... A Sainte- Marguerite-des-Loges, évéclié de Lisieux, province de Normandie, royaume de France'. » Le certificat ayant été intercepté, Pierre Allaire, le curé Benard et Hurel