‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 43 sur 167 · CIIAP. LVIH. — LE THIBUNAL RÉVOL. DU 8 NIVOSE · texte numérisé non relu

CIIAP. LVIH. — LE THIBUNAL RÉVOL. DU 8 NIVOSE

ennemis de l'État par un commerce de faux assignats et contribué sciemment à l'introduction de ces faux assignats sur le territoire français ^ ; crime de fausse monnaie rigoureusement puni dans toutes les législations, et qui, avec les circonstances visées dans le jugement, devait, à cette époque surtout, attirer toutes les sévérités de la justice. Elle avait sur elle pour 6000 livres de faux assignats quand on l'arrêta revenant de la Suisse \

Quinze autres avaient paru, après interrogatoire, pouvoir mériter un sort pareil, puisqu'ils avaient été mis en accusation et renvoyés devant le tribunal. C'est dans ces cas réservés et suivis d'acquittement que Ton peut surtout apprécier le contraste entre la cruauté des lois révolutionnaires et l'esprit nouveau qui animait les juges.

Le 29 pluviôse (17 février 1795), nous trouvons Martial Lacoste dit Lagelier^ qui avait mal parlé de la Convention, espéré le retour des émigrés et refusé des assignats en disant que c'étaient « comme des crapauds dans sa poche » : le fait ne fut pas déclaré constant\

Le même jour, François Guilbert : Dans un acte dressé par Fouquier-Tinville et ordonnancé par Dumas, décision heureusement suspendue par le 9 thermidor, il était accusé d'avoir amassé un grand nombre de citoyens rue du Faubourg-Saint-Denis, et tenu au milieu d'eux les discours les plus fanatiques^ Il avait

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