ACQUITTEMENTS : LACOSTE, GUILBERT
manifeste les mêmes sentiments dans son interrogatoire, et Ton avait trouvé sur lui une feuille où était le psaume xii, un petit volume portant station de la chapelle du Calvaire, un christ; bien plus, il avait un crucifix et un cœur de Jésus imprimés sur le bras avec de la poudre à canon et du vermillon, et il avait répondu au commissaire que « c'était le signe de son divin roi ». Fouquier-Tinville l'accusait d'être complice des Vendéens ; devant le nouveau tribunal, l'accusé déclara qu'il n'avait jamais eu l'intention de faire le mal, qu'il n'avait jamais eu en vue que la gloire de Dieu et le bien de tout le monde, et il récita quelques fragments des psaumes de David. Cette façon de se défendre, qui eût assuré sa perte avant le 9 thermidor, fut pour lui sans péril. Le jury déclara qu'il n'était pas constant qu'il eût prêché, rue du Faubourg-Saint-Denis, une morale fanatique et contre-révolutionnaire, et il fut acquittée
Suite des acquitlements : 2 vcnlôse (20 février 1795) : le publiciste Delacroix;
incidents Irgislalil's à son sujet.
Avec Guilbert, il s'agissait de symboles religieux ou
de langage contre -révolutionnaire; voici pour les écrits :
C'est une affaire qui avait eu plus d'une péripétie. Un
publiciste, Jacques-Vincent Delacroix % avocat à Paris,
teroient, que l'on Irancheroit la tête à plusieurs rois, princes et seigneurs, et qu'il pcnsoit que c'étoit le temps de révcnement de cctie prédiction. C'est sur cette parole qu'il avait été arrêté. (Archives, \V 496, n" 514.)