‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 46 sur 167 · Wid · texte numérisé non relu

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2. Archives, W 490, n" 516. Il est appelé souvent Lacroix^ mais il signe Delacroix.

6i CHAP. LVIIÏ. — LE TRIBUNAL RÉ VOL. DU 8 NIVOSE.

qui avait autrefois publié un mémoire pour la convocation des étals généraux, ouvert un cours public de droit au lycée, et examiné en divers écrits les constitutions des différents pays, venait de faire paraître un nouvel ouvrage intitulé le Spectateur français pendant le gouver^ nement révolutionnaire. Dans l'intention ou sous le prétexte de confirmer la République, il y proposait une sorte d'appel au peuple, un vote où il n'admettait que des citoyens sachant lire et écrire, domiciliés depuis un an dans leur commune, ayant payé leur contribution ; un vote par oui ou par non sur ces questions :

République — Constitution de 95 — Constitution de 91 — Adhésion à une paix honorable si elle est proposée par les nations étrangères.

La Constitution de 1791, c'est-à-dire le rétablissement de la royauté!

La lecture du fragment de ce livre et de ses conclusions, faite le 8 nivôse an III, par Duhem, dans la Convention, y avait provoqué une explosion d'indignation et de colère. L'arreslation de l'auleur avait été décrétée à l'unanimité et au cri de Vive la République^ et l'on salua par des applaudissements l'annonce que le Comité de sûreté générale avait déjà lancé un mandat d'arrêt contre l'auteur et l'imprimeur, qu'il les allait traduire devant le tribunal révolutionnaire. La question était posée entre la république et la royauté : Cambon, Bourdon de l'Oise, n'avaient pas assez d'anathèmes contre l'infâme libellisteS> ; et comme l'incident n'avait été mentionné ni au Rulletin ni au Feuilleton, Duhem en exprima son étonnement dans la séance du 9, et

l. Moniteur du 10 et du 11 nivôse an llf (30 ct;.">l décembre 1794).

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