‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 47 sur 167 · ACQUITTEMENTS : LE PUBLICISTE DELACROIX · texte numérisé non relu

ACQUITTEMENTS : LE PUBLICISTE DELACROIX

demanda que « le mouvement sublime qui s'était manifesté à cette occasion dans le sein de la Convention v retrouvât sa place*».

Delacroix était donc bien recommandé. Mais le décret qui réorganisait le tribunal révolutionnaire n'avait été rendu que le jour où il avait été dénoncé par Duhem ; et comme en fait le tribunal n'avait encore ni juges ni jurés, il avait été, sur la proposition de Bourdon de l'Oise, renvoyé devant le tribunal criminel de Paris pour y être jugé révolutionnairement*. On venait d'y renvoyer aussi un meurtrier, Pierre Morin, qui avait assassiné Etienne Olive « avec des intentions contre-révolutionnaires, » et Bourdon de l'Oise avait trouvé qu'on ne devait pas bésiter « à prendre le même parti pour celui qui, plus éclairé, avait empoisonné l'esprit public dans un ouvrage contre lequel » la Convention s'était « si fortement élevée^. »

Cette proposition avait été pourtant combattue et, le 9 pluviôse, Lecointre de Versailles entreprit de faire revenir l'Assemblée sur sa résolution : incident qui provoqua un débat orageux, où Duhem, le dénonciateur de Delacroix, s'étant écrié que l'aristocratie et le royalisme triomphaient, fut, par décret, envoyé à l'Abbaye, comme ayant insulté la Convention tout entière*.

La question allait se représenter sous une forme plus définie.

Le tribunal criminel de Paris avait soulevé une difficulté sur l'exécution du décret qui renvoyait Delacroix

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