‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 50 sur 167 · CHAP. LVUÏ. — LE TRIBUNAL RÉVOL. DU 8 NIVOSE · texte numérisé non relu

CHAP. LVUÏ. — LE TRIBUNAL RÉVOL. DU 8 NIVOSE

s'est portée sur le passage du citoyen Lacroix. Tous se sont empressés de le féliciter, et il a été reconduit chez lui au bruit des acclamations universelles ^

Suile des acquittements : 4 ventôse (22 février 1795) : Cazin; 5 (23 février) : Bureau; 6 (24 février) : le sans-culotte Brutus Magnier; 11 (1" mars) : le royaliste Bordaux.

Le 4 ventôse (22 février 1 795), J.-B. Cazin, ex-pâtissier cuisinier, ex-inspecteur des travaux publics, comparaissait à son tour pour un fait bien plus grave. Incarcéré en raison de quelques vérités hardies qu'il avait exprimées, oublié dans sa prison et voulant en sortir à tout prix, il avait écrit à l'administration de police, le 1 7 nivôse an II (6 janvier 1794), et ensuite au conseil général de la commune, le 24 du même' mois (13 janvier) :

Je sais bien un moyen de vous faire répondre.

La loi punit de mort quiconque a provoqué le rétablissement de la royauté en France : eh bien ! je vous déclare que je demande un roi, que je veux un roi, et je cric Vive le roi.

Aux Galbanons, Tan 2 de la République une et indivisible.

Chose inouïe et qui cette fois fait honneur à l'administration de police et à la commune qui reçurent ces lettres ! En ce temps où de pareils actes de désespoir ne manquaient jamais leur effet, on n'y répondit pas davantage. L'affaire venait parmi beaucoup d'autres qui restaient à liquider du temps de la Terreur. Le 18 frimaire an m, Cazin, avait été interrogé sur ses lettres. Il

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