‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 54 sur 167 · CHAP. LVIII. — LE TRIBUNAL REVOL. DU 8 NIVOSE · texte numérisé non relu

CHAP. LVIII. — LE TRIBUNAL REVOL. DU 8 NIVOSE

suivi en divorce par son épouse, âgée de quatorze ans : il était accusé d'immoralité, de fanatisme et d'avoir écrit des lettres contre-révolutionnaires.

Le jury déclara constant le fait des lettres tendant à l'avilissement et à la dissolution de l'Assemblée nationale, mais écarta le chef d'intentions contre-révolutionnaires (il les avait écrites à la Convention); « l'accusé ne jouissant pas depuis longtemps, ajoute le texte — et on le devine par tout ce qui précède — de la plénitude de sa raison* d.

Le 26 (16 mars), une domestique, Marguerite Conversât, dite Sophie, convaincue d'avoir tenu des propos contenant provocation au rétablissement de la royauté et tendant à ébranler la fidélité des citoyens envers la République : « qu'elle désirait un roi ; que la Convention nationale serait tenaillée par les ennemis » ; — mais sans intention contre-révolutionnaire : elle fut acquittée*.

Le i*"^ germinal (21 mars), un jeune soldat, Alexis Lacroix était accusé, non plus de paroles, mais d'un acte plus grave : il s'agissait d'une conspiration tendant à introduire les Espagnols sur le territoire français : le fait ne fut pas déclaré constant',

1. Moniteur du 27 vcnlôse (17 mars 1795). Archives, W 497, n» 528.

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