‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 55 sur 167 · ACQUITTEMENTS : LE GÉNÉRAL RÉVOLUTIONNAIRE DUFRAISSE · texte numérisé non relu

ACQUITTEMENTS : LE GÉNÉRAL RÉVOLUTIONNAIRE DUFRAISSE

Saite des «cquittemeDls : 2-6 germinal (22-26 mars 1795) : Dufraisse, général de Tarméc révolutionnaire du département du Nord.

Le lendemain 2 germinal (22 mars), commençait un procès d'une autre nature. L'accusé était Simon DuFRAissE, âgé de 32 ans, avant la Révolution négociant à la Rochelle, puis comédien au théâtre de la citoyenne Montansier, juré au tribunal du 17 août 1792, aide de camp du général Morton de Chabrillant, adjudant général chef de bataillon, adjudant général chef de brigade, ex-commandant de Lille, général de l'armée révolutionnaire du département du Nord, ensuite général de brigade à l'armée des Côtes-du-Nord. C'était un de ces démagogues qui se faisaient un jeu de répandre partout l'alarme et la terreur. Commandant général de l'armée révolutionnaire du Nord, il avait imaginé, avec Lavaletle, une cartouche à délivrer à tous les soldats, représentant une guillotine ambulante, flanquée de faisceaux d'armes ; on y lisait : Le peuple est las des traîtresy et La terreur et la guillotine sont à l'ordre du jour. Le cachet du général portait la même empreinte : une guillotine avec celte inscription : Scélérats^ la guillotine est là; et dans l'entête de ses lettres, au milieu des mots armée révolutionnaire du département du Nordj on voyait une guillotine montée sur quatre roues, et en avant le bourreau présentant une tête*.

i. Archives, W 497, n° 535, pièce 106; cf. même dossier, un extrait du procès-verbal de la société populaire de Douai, 19 brumaire an IH : «t Que tout le monde doit se rappeler que ce scélérat, arrivant dans cette commune, fit afficher partout que la terreur et la guillotine étaient à l'ordre du jour;... > il

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