‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 91 sur 167 · Voy. t. 1, p. 49 et · texte numérisé non relu

Voy. t. 1, p. 49 et

LE TRIBUNAL JUGÉ PAR LA CONVENTION. l27

dépassé sous sa forme nouvelle les horreurs de ces journées :

Ils périrent aussi, disait-il, les prétendus conspirateurs du mois de septembre, mais leur fortune au moins ne fut pas confisquée; elle fut laissée à leurs familles éplorées. Et pourquoi les parents des victimes de messidor seraient-ils plus cruellement traités que ceux des victimes du mois de septembre? Serait-ce parce qu'en messidor les vrais conjurés, plus audacieux qu'au mois de septembre, n'auraient pas cru avoir besoin de s'enfouir dans l'ombré des cachots et auraient commis leurs crimes publiquement?

D'autres membres appuyèrent encoi*e la proposition en la modifiant; plusieurs, pour la mieux coordonner, en demandèrent le renvoi au Comité de législation, tandis que le restant des terroristes, Duhem, Ghasles, Ruamps, réclamaient la question préalable; et le renvoi fut ordonné malgré Duhem qui criait :

« Vous assassinez la patrie, vous décrétez la contre-révolution !^ »

Plus d'un mois s'écoula. Le Comité ne faisant pas son rapport, la question fut reprise les 13 et 14 floréal, et cette fois dans des termes plus larges. C'était à tous les condamnés des tribunaux ou commissions révolutionnaires, avant comme après la loi du 22 prairial, qu'on proposait d'appliquer la mesure de restitution; c'était la confiscation même que l'on voulait abolir. Tel était l'objet du' discours de Louvet^, et Boissy d'Anglas ne pouvait pas manquer de s'y rallier. Toutefois dans ces

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