‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 100 sur 178 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Une estampe du commeDcement de l'an III représente une guillotine entourée de plusieurs monceuui de têtes, lêtes de nobles, tètes de prêtres, têtes de gens du peuple (c'est le tas le plus gros) ; sur la planche sanglante, un homme dont la main tient encore la corde qu'il a tirée, ot dont la tète tombe ; au bas, cette inscription :

Adniirei de Sanson l'intelligence cxlréme. Par le couteau fatui il a loul fuil périr : [)ans cet alTreui élat que ta-l-il devenir! Il se guillotine lui-mime.

C'est l'image du tribunal révolutionnaire et c'est la conclusion de son histoire: ce qu'eiprimail la liguro, ce que disait ta légende, le tribunal venait de l'accomplir.

Au lendemain du 9 thermidor, il avait, sur le réquisitoire de Fouquier-Tinville, envoyé à l'échafaud Robespierre qui, le premier, avait provoqué la création du tribunal du 17 août, précurseur de celui du 10 mars; et avec Robespierre, Couthon, Saint-Just, directeurs suprêmes du tribunal révolutionnaire dans le comité de salut public, et Dumas le préside tribunal, leur agent. Réorganisé le 8 nivôse an avait livré à la guillotine Fouquier-Tinville, à soi et les principaux de ce qui restait des juges

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