‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 118 sur 178 · Pierre-Michel Gobipèrë, 38 ans, marchand mercier · texte numérisé non relu

Pierre-Michel Gobipèrë, 38 ans, marchand mercier

41. Paschal-Simon-Antoine Tricadeau, 59 ans, menuisier, commandant le bataillon de la section des Sans-Culottes.

42. Félix-Antoine Renault, 40 ans, horloger, commissaire civil de la section de l'Indivisibilité.

Même date. — Jean-Nicolas Pasouier, ex-novice religieux, devenu boulanger.

Des témoins avaient déclaré avant sa mise en jugement et ils répétaient à l'audience qu'ils lui avaient entendu dire « qu'il aimoit son roi et son Dieu, que les représentants étoient des gueux et les sociétés populaires composées d'un tas de coquins » ; mais ils reconnaissaient en même temps qu'il était ivre, et l'accusateur public ne réclama pas contre lui la maxime m vino Veritas. On lui fit dire a l'audience

qu'il approuvait la mort du roi, qu'il regardait les sociétés populaires et le gouvernement républicain comme devant « sauver la France et faire le bonheur de ses habitants » ; mais il ne renia pas sa religion, dit qu*il avait vu avec regret la destruction de ses temples et l'apostasie de ses prêtres. Le jury déclara que les propos avaient été tenus, mais sans intention criminelle, et l'accusé fut acquitté, mais détenu comme suspect. (Archives, W 444, n** 73 ; Bulletin j

16 (2 septembre).

Marguerite-Françoise-Bose d'AvniL, veuve Desvrieux ou DavniEux et Pierre-Jacques-Philippe-Dagobert Labarre : fournitures de six à sept cents chemises en mauvaise toile. — Sans intentions criminelles. (Archives, tfrû/., n" 74; Bulletin^

17 (3 septembre).

François-Dominique Lemaitre, mesureur; Charles Crevel, aubergiste; Elisabeth Thouroude, femme Crevel; Jacques Bottier, domestique de Crevel ; et Elisabeth Duflos, veuve Devé, aubergiste, mis en jugement comme complices de Paulmier, qui fut condamné à mort pour dilapidation dans l'administration des fourrages. (Archives, ibid^ n° 77; Bulletin^

Jean Curé, cordonnier : cas analogue pour des souliers. (Archives, W 445, n* 79; Bulletin, p. 55.)

Jean-Baptiste Lapierre, adjudant général de la garde nationale, accusé d'avoir favorisé la. fuite du roi en juin 1791' et défendu le château, dans la nuit du 9 au 10 août 1792. Mais l'accusateur public convenait que les témoignages reposaient sur des ouï-dire et ne s'accordaient pas entre eux; et Uéal, défenseur officieux, se portait garant du patriotisme de son client :

1. Dans les questions posées au jury, on lit : a le ^20 juin 1792 ï>, qui était plus connu (Archives, W 445, n* 85, pièce 17).

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