‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 24 sur 178 · ORIGINAUX DES DEUX ORDRES D'EXÉCUTION SANS JUGEMENT · texte numérisé non relu

ORIGINAUX DES DEUX ORDRES D'EXÉCUTION SANS JUGEMENT

de Tordre (inexécution des vingt-sept, le 29 frimaire*.

De plus, Phelippes-Tronjolly déclara que Carrier s'était fait transporter dans sa voiture auprès de la guillotine, pour assister à l'exécution ; qu'au nombre des vingtquatre, « il y avait des femmes et des enfants » ; — deux enfants de quatorze et deux enfants de treize ans dans la liste des vingt-quatre; que lui, Tronjolly, en fît l'observation au représentant, en lui disant que la loi et l'humanité répugnaient à faire fusiller (guillotiner) des enfants de treize ans, et que Gantier persista à exiger que les femmes et les enfants fussent expédiés comme les autres.

€ Les faits sont faux», s'écria Carrier, et il persista dans son système impossible (les pièces étant là) de signature surprise*, avouant d'ailleurs les fusillades exécutées sous sa souveraine autorité, pour en rejeter la responsabilité plus haut encore :

Je conviens qu'on a fusillé cent-cinquante ou deux cents prisonniers par jour ; — par jour ! — mais c'était par ordre de la commission et ce fait m'est absolument étranger. J'ai informé la Convention qu'on fusilloit les brigands par centaine ; elle a applaudi à cette lettre, elle en a ordonné l'insertion au Bulletin ^.

Ce n'était que trop vrai ^

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