‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 37 sur 178 · LES ACQUITTÉS RENVOYÉS A LA JUSTICE CRIMINELLE · texte numérisé non relu

LES ACQUITTÉS RENVOYÉS A LA JUSTICE CRIMINELLE

maire; en assistant à Textraction des prisonniers et en les conduisant au bateau avec lequel ils ont été engloutis ; en imprimant la terreur par des actes arbitraires; en abusant de ses pouvoirs pour faire incarcérer sans examen des citoyens paisibles ; en levant des taxes arbitraires, et traitant avec dérision les malheureux qu'il faisoit injustement incarcérer, etc.

Et ainsi des autres:

Tous convaincus, etc. Mais ne l'ayant pas fait avec des intentions criminelles et contre-révolutionnaires ^

C'est à ce titre que le tribunal les avait acquittés et mis en liberté*.

Cette sentence, rigoureusement légale, était la condamnalion du tribunal révolutionnaire. Qu'était-ce qu'un tribunal qui absolvait des atrocités de cette sorte, pourvu qu'elles n'eussent pas été commises dans une pensée de contre-révolution? Le supplice de Carrier, de Grandmaison et de Pinard n'élaient pas une satisfaction sufQsante pour l'opinion publique, si Goullin, Chaux et les aulros étaient renvoyés libres. La Convention décréta le renouvellement du tribunal, et ordonna que ces assassins bons patriotes seraient retenus et renvoyés devant la justice criminelle*. (28 frimaire an III =18 décembre 1794.)

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