INSTALLATION DU NOUVEAU TRÏBUNAL
jurés, dressée en vertu du décret du 28 frimaire, fut arrêtée après une légère discussion le 13 nivôse, et le Moniteur la reproduit dans le compte rendu de la
séance*.
Une modification y fut introduite quelques jours plus tard, quant à la présidence. Mouricault, commissaire national du troisième arrondissement de Paris, nommé à celte haute charge, ne l'ayant pas acceptée, y fut remplacé, en vertu d'un décret du 19 du même mois, par Agier, commissaire national près le tribunal du cinquième arrondissement'.
ImUllation du tribunal révolutionnaire du 8 nivôse an \\\, Discours d'Aumont;
du président Agier.
Ce fut encore Àumont, commissaire des administrations civiles, police et tribunaux, qui présida, le 8 pluviôse (27 janvier 1795), à son inauguration. Le tribunal gardait son nom, et on a vu que Merlin, par son rapport, n'en avait pas absolument répudié le sens. Aumont, dans son discours, ne le fit pas davantage, bien qu'il cherchât aussi à tempérer ce que ce nom, même après la modération relative du tribunal du 25 thermidor, gardait de souvenirs odieux :
Le tribunal que vous allez former, citoyens, disait-il, est révolutionnaire; il est républicain. Révolutionnaire, c'est-à-dire sévère, actif, plein de vigueur et d'énergie; républicain, c'està-dire juste.