‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 46 sur 178 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

2. Archives, W 40C, u<> 510. 11 est appelé souvent Jjacroix, mais il signe Delacroix.

6i CUAP. LVnr. — LE TRIBUNilL RÉVOL. fiU 8 NIVOSE.

qui avait autrefois publié un mémoire pour la convocation des étals généraux, ouvert un cours public de droit au lycée, et examiné en divers écrits les constitutions des différents pays, venait de faire paraître un nouvel ouvrage intitulé le Spectateur français pendant te gouver^ nement révolutionnaire. Dans Tintention ou sous le prétexte de confirmer la République, il y proposait une sorte d*appel au peuple, un vote où il n'admettait que des citoyens sachant lire et écrire, domiciliés depuis un an dans leur commune, ayant payé leur contribution ; un vote par oui ou par non sur ces questions : ' République — Constitution (fe 93 — Constitution de 91 — Adhésion à une paix honorable si elle est pro" posée par les nations étrangères.

La Constitution de 1 791 , c'est-à-dire le rétablissement de la royauté I

La lecture du fragment de ce livre et de ses conclusions, faite le 8 nivôse an III, par Duhem, dans la Convention, y avait provoqué une explosion d'indignation et de colère. L'arrestation de l'auteur avait été décrétée a l'unanimité et au cri de Vive la liépubliqv^j et Ton salua par des applaudissements l'annonce que le Comité de sûreté générale avait déjà lancé un mandat d'arrêt contre l'auteur et l'imprimeur, qu'il les allait traduire devant le tribunal révolutionnaire. La question était posée entre la république et la royauté : Cambon, Bourdon de rOise, n'avaient pas assez d'anathèmes contre Tinfâme libelliste'»; et comme l'incident n'avait été mentionné ni au Bulletin ni au Feuilleton^ Duhem en exprima son étonnement dans la séance du 9, et

1. Moniteur du 10 cl du 11 nivô^e ua 111 (30.et,'51 décembre 1794).

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