Son ami liabiuil CIcrmont-Fcnninil (Puy-de-Dôme
76 GHAP. «LVin. — LE TRIBUNAL RÉYOL. DU 8 NIVOSE.
le Jardin des Plante», aliter le Muséum national d^histoire naturelle en truffes à cochons, nourriture digne des mangeurs.
33 germinal du calendrier de Fabre d'Ëglantine, le guillotiné.
Sa lettre avait été interceptée à Clermont et envoyée au comité de surveillance révolutionnaire de la section^* de la commune de Paris» 28 germinal (17 avril 1794), avec invitation de faire perquisition chez lui, car le correspondant était père d'émigré; d'autres lettres furent saisies en effet (pièce 2-4), mais elles n*ofTraient rien de reprochable.
^Interrogé le 16 floréal an II (5 mai 1 794), par Masson, jugé au tribunal révolutionnaire, il avoua qu'en écrivant cette lettre, il avait commis une imprudence, mais sans mauvaise intention. Son jeune âge plaida sans doute pour lui. On ne pressa point son afTaire, et il gagna ainsi la fin de la Terreur. Le nouveau tribunal l'examina en chambre de conseil et par des considérants qui assurément eussent mérité toutes les rigueurs de l'ancien tribunal :
Attendu que l'écrit dont il s'agit n'est qu'une lettre privée et secret/e adressée à un simple particulier dont quelques expressions paroissent inspirées par la mauvaise humeur naturelle à l'état d'infirmité de son auteur, et à l'impossibilité de se procurer les besoins de la vie, plus que par haine contre la Révolution ;
Que la manifestation des pensées doit être libre et ne peut être criminelle qu'autant qu'elle tendroit à troubler l'ordre public ;
Il prononça la mise en liberté ^ Deux jours après l'acquittement de Dufraisse, le tribunal reprenait le procès de Fouquier-Tinville.