‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 73 sur 178 · GRIEFS CONTRE LES JURÉS · texte numérisé non relu

GRIEFS CONTRE LES JURÉS

nions, souvent sur une masse d'accusés, si considérable, que le temps de l'audience n'avait pas suffi pour les interroger sur leurs noms, prénoms, âges, professions et demeures ;

4^ Quand ils donnoient une seule déclaratioa sur tous les accusés en masse, sans distinguer le fait d'après les prévenus ;

S"" Quand ils déclaroient convaincus le père pour le fils, et le fils pour le père, quoiqu'il fût impossible de se méprendre sur la différence des personnes, attendu la grande différence des àg^s ;

6* Quand ils déclaroient convaincus plus d'accusés qu'il n'y en avoit à l'audience et même dans les actes d'accusation ; V Quand ils prononçoient sur des actes d'accusation tantôt remplis de ratures, interlignes et noms intercalés, tantôt ne contenant que le préambule d'usage, et dont le narré étoit en blanc, tantôt sans être ordonnancé, et souvent sans qu'on leur ait réuni aucunes pièces, et sans avoir entendu aucun témoin ;

8^ Quand ils disoient que quand il n'y avoit point de délits, il falloit en imaginer;

9* Quand ils disoient qu'ils n'avoient besoin pour se convaincre que do voir les accusés ;

10* Quand, dans les orgies qu'ils faisoient avec Fouquier, ils calculoient, avec une joie féroce, le nombre des victimes qui dévoient passer chaque décade ;

1 i* Quand ils dénonçoient, arrétoient ou faisoient arrêter, traduire au tribunal révolutionnaire, ceux dont ils étoient les ennemis, pour s'en rendre ensuite les juges, malgré les récusations que les accusés pou voient leur adresser ;

12** Quand ils disoient que pour donner leur déclaration, ils n'auroient besoin que de voir la lettre qui étoit à côté du nom;

13^ Quand ils se vantoient de n'avoir jamais voté que la mort, en s'exaspérant contre ceux des jurés qui ne les imitoient pas ;

i 4'' Quand ils disoient, en allant à l'audience, qu'ils alloiont

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