‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 74 sur 178 · CHAP. IVL — PROCÈS DE FOUQUIËR- TIN VILLE, ETC · texte numérisé non relu

CHAP. IVL — PROCÈS DE FOUQUIËR- TIN VILLE, ETC

faire feu de file; qu'il falloit que toute la finance, les prêtres et les nobles y passassent ;

15* Quand, désespérés de voir la fermeté des condamnés qu'on conduisoit au supplice, ils disoient que s'ils étoient accusateur public, ils feroient préalablement faire une saignée aux condamnés, pour qu'ils ne montrassent pas tantde fermeté ;

IG** Quand enfiq le résultat de leurs opérations a envoyé tant de personnes à la mort, que le nombre n'est pas connu, mais duquel on pourra juger quand on verra environ treize cents condamnés, dans moins de cinq décades, par quatrevingt-trois jugements, dont la plupart n'en ont que le nom qu'ils ne méritent même pas ;

1 7* Quand, sans savoir ni lire ni écrire, ils ont accepté les places importantes de jurés, dont quelques-uns d'entre eux ont rempli les fonctions dans un état habituel d'ivresse ;

18* Quand enfin ils entretenoient des liaisons, des correspondances avec les conspirateurs tombés sous le glaive de la loi, qui les avoient fait nommer aux places de jurés ^

Ici la part de chacun n'était pas possible à faire comme pour les juges dont on avait la signature au bas des actes incriminés. L'accusateur public reconnaissait que si plusieurs .de ces griefs étaient communs à tous, d'autres n'étaient propres qu'à quelques-uns, parfois même à un seul : c'étaient les débals qui devaient en faire le partage; mais il ^limait que tous ceux qui avaient mérité de Fouquier le nom de solides devaient se trouver compris avec lui dans le compte que réclamait de lui la justice. Le nouvel acte était donc intenté contre ces deux catégories de prétenus :

Juges t

Gabriel Deliège, 52 ans, avant la névolution avocat, et de* puis fonctionnaire public.

i. Procès Fouquier t p. U.

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