SCÈNE DE LK CONDAMNATION. il
fatal il a développé ioule la fureur d'un caractère orgueUleux et méchant. Quand le président a prononcé ces mots : « La déclaration du jury est que Soellier est c complice, et qu'il à agi avec mauvaise intention : r — « Us en ont menti! » a répondu Scellier. Plusieurs autres ont fait la même exclamation : « Nous pensons c tous de même ! » ont répété simultanément la plupart. Scellier était couvert: un gendarme a voulu lui ôter son chapeau; Scellier l'a jeté parla fenêtre avec un mouvement de rage.
« Herman, nommé à son tour, a, sans proférer un seul mot, lancé un livre à la tête du président. « C'est « Herman! » ont dit plusieurs des condamnés. Scellier, dont les forces physiques étaient presque éteiVites par un état continuel de maladie, a voulu déclamer quelques phrases accompagnées de gestes oratoires. Le désespoir et sa faiblesse étouffaient sa voix; il est retombé sur son gradin, épuisé et toujoura plein de colère. A tout moment il proférait de nouvelles injures : c Votre tour c viendra, fflv, et ça ne sera pas long. »
« Foucaultet Garnier ont crié : Vive la République !
c< Renaudin a dit avec douleur : « Je péris innocent, c et pour avoir aimé ma patrie: j'atteste que jamais je « n'ai eu aucune mauvaise intention. »
« Boycnval [Boyaval] a dit : c Je demande au peuple c< qui est dans cette salle, et à toute la République, c puisque je dois périr, de me laisser expier mes fautes « sans nous injurier sur notre passage, i
c Je lègue aux vrais patriotes ma femme et mes six c enfants », a dit Foucault.
« Vilale s'est emporté comme un énergumène, gonflé de vanité autant que de colère : « Il est bien incon-