‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 92 sur 178 · CIIAP. LIX. ~ PROCÈS DE FOUQUIER- TIN VILLE, ETC · texte numérisé non relu

CIIAP. LIX. ~ PROCÈS DE FOUQUIER- TIN VILLE, ETC

c ccvable, a-t-il dil, qu'on soit assez injuste pour me « confondre avec un individu tel qu'un Fouquicr. » Celui-ci n'a point paru sensible à cet outrage. Yilate a parlé des vérités qu'il laissait à ses concitoyens : ses idées se sont brouillées ; il a parlé sans pouvoir rendre sa pensée intelligible.

« Pendant ce temps, le président poursuivait le prononcé de la sentence. Un murmure sourd, mêlé aux phrases incohérentes de Yilate et à quelques sorties perdues d'autres condamnés, rendait cette scène vraiment hideuse.

« L'accusateur public a procédé aux formalités rései*vées à son ministère. A l'article de la confiscation des biens au profit de la république : <c Elle n'aura, f...., si rien de moi », a dit Scellier.

« Fouquicr a demandé la parole; elle lui a été ac- (H)rdée. Il a réclamé contre l'application de la peine : « Après avoir fait une procédure dans laquelle les seuls « auteurs des crimes que Ton nous imputait n'ont point « paru, on prononce contre nous la mort, quoique les « vrais coupables n'aient été que déportés! Où est la « justice? Mais là postérité jugera. Je n'ai plus qu'un « mot à dire: je demande que Ton me fasse mourir surce le-champ, et que vous montriez autant de courage € que j'en ai. » Il n'a plus rien dit.

<ï Girard, ex-juré, a demandé la parole à son tour. Il a dit, avec un ton pénétré, mais calme : < Je meurs à la 4L place de ceux qui ont causé les maux de ma patrie. € Je souhaite que ceux qui nous survivent soient plus a heureux que nous. »

« A la suite des conclusions de l'accusateur public, un des ju^es, en prononçant son opinion, s'exprimait

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