D* ETIENNE ET DE PIERRE DE MERCOSUR
tains faits qui, attentivement étudiés, ne semblent guère se rapporter qu'au fils du comte d'Anjou. Or, celui-ci était déjà décédé en 998, puisque c'est à cette date que son remplaçant immédiat fut sacré des mains du Souverain Pontife. Donc, ce n'est point avant Théotard que ce Guy aurait pu prendre place . S'il a existé, ce que la chronologie laisse dans l'incertitude, ce ne pourrait être que dans le cour intervalle qui attrait séparé la mort de Théotard de l'avènement de Prédol. Quoi qu'il en soit, le fait historique essentiel à constater, et qui prend sa date aux premières années du onzième siècle, c'est la convocation d'une grande assemblée de prélats, de nobles et de gens de toutes conditions, pour aviser aux moyens de rétablir , le plus promptement possible , la paix entre les citoyens. Les évoques de Viviers, de Valence, de Glermont, de Toulouse, de Rodez, d'Elne, de Lodève et de Glandève assistaient à cette espèce de diète que la tyrannie et la déprédation de quelques châtelains avaient rendue indispensable. Chacun approuva la sage pensée qui présida à cette réunion, et il fut décidé :1 # que désormais les clercs ne porteraient plus d'armes avec eux; 2° que les laïques n'attenteraient en aucune occasion aux prérogatives du clergé, ne toucheraient à ses biens et ne troubleraient, sous aucun prétexte, les gens de la campagne dans leurs
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rudes travaux. On défendit, en outre, aux prêtres de ne jamais rien exiger pour les baptêmes, délaranl excommuniés ceux qui enfreindraient ces ordonnances (1). » — Sans insister davantage, nous nous contenterons de rappeler l'espèce de convention provoquée en 980 par Guy d'Anjou, dans un but à peu près identique. Et nous nous demanderons si le synode dont il est ici question et qui, malheureusement, ne porte pas de date bien précise , n'est pas le règlement des conventions arrêtées après la conclusion de la paix.
Frédol , des seigneurs d'Anduse , fut nommé évèque du Puy en 1006 environ. Les historiographes de Notre-Dame ne disent rien des faits et gestes de ce prélat ; ils se contentent de louer ses vertus et ses pieuses libéralités envers les églises du diocèse (2). — Le père de Gissey et son compilateur Théodore font monter sur le siège épiscopal du Velay , immédiatement après Frédol, et vers Tannée
(1) Voir à la lin du livre premier la Note E.
(2) Guy d'Anjou était certainement décédé en 998 , car U est marqué dans le concile romain tenu au mois de mai de cette année, qu'Etienne son neveu, qui avait été élu de son vivant, avait été ordonné après sa mort par deux évoques. — Voir la note 3 (sur quelques évëques du Puy) , Histoire générale du Languedoc.